Ce que je découvre réellement en construisant AGORA

Vision AGORA

Ce que je découvre réellement en construisant AGORA

Au départ, je voulais créer un assistant capable de répondre à des questions précises. Aujourd’hui, je commence à comprendre que le vrai sujet est beaucoup plus large : la transmission du savoir.

Lorsque j’ai commencé à construire AGORA, mon objectif était assez simple : permettre à une personne de poser une question sur un logiciel comme EBP, puis de recevoir une réponse claire, pratique, accompagnée de la bonne vidéo.

Au début, je pensais construire un chatbot

Comme beaucoup de personnes qui découvrent l’intelligence artificielle, je pensais d’abord à la capacité de répondre à des questions.

Il fallait structurer des fiches, relier les vidéos, cadrer les réponses, automatiser les accès, organiser les contenus et rendre l’ensemble fiable.

Rien que cette première étape représente déjà un travail important. Mais plus j’avançais, plus je comprenais que le vrai sujet n’était pas seulement technique.

Le vrai sujet n’est pas le chatbot. Le vrai sujet, c’est la manière dont une expertise humaine peut être transmise autrement.

La valeur vient de l’expertise structurée

Une IA seule ne suffit pas. Une vidéo seule ne suffit pas non plus. Une base documentaire seule reste limitée.

Ce qui devient intéressant, c’est l’association entre plusieurs éléments :

  • une expertise métier réelle,
  • des contenus pédagogiques structurés,
  • des vidéos ciblées,
  • un assistant capable de guider l’utilisateur,
  • et une architecture claire derrière tout cela.

Une nouvelle manière de transmettre le savoir

Pendant longtemps, transmettre une expertise passait surtout par des livres, des formations, des vidéos ou la présence directe du formateur.

Aujourd’hui, il devient possible de créer des assistants spécialisés, capables d’accompagner une personne dans un domaine précis, à partir d’une connaissance préparée et maîtrisée.

Ce n’est pas une intelligence artificielle qui remplace l’expert. C’est plutôt une nouvelle façon de rendre son savoir disponible, plus facilement, plus longtemps et de manière plus interactive.

Ce que cela ouvre pour AGORA

La première version d’AGORA permet déjà de répondre à des questions concrètes et d’orienter l’utilisateur vers la bonne vidéo.

Mais ce qui m’intéresse maintenant, c’est la suite :

  • des parcours pédagogiques plus personnalisés,
  • des assistants spécialisés par logiciel ou par métier,
  • des diagnostics de niveau,
  • des recommandations de contenus adaptées,
  • et peut-être demain de véritables environnements d’apprentissage interactifs.

Garder les pieds sur terre

Il faut aussi rester lucide. Construire ce type de système demande beaucoup de temps, d’énergie et de méthode.

La passion est importante, mais elle ne suffit pas. Pour durer, AGORA doit aussi trouver son équilibre économique.

C’est probablement l’enjeu des prochains mois : continuer à construire, tout en vérifiant que le modèle peut financer son développement.

Une conviction qui se renforce

Plus j’avance, plus une idée devient claire : l’intelligence artificielle ne remplace pas la valeur d’une expertise humaine.

En revanche, elle peut profondément transformer la manière dont cette expertise est organisée, transmise et rendue accessible.

Et j’ai le sentiment que nous n’en sommes encore qu’au tout début.

Jean-Pierre Villatte
Fondateur d’AGORA
Panier